C’est LA question qui revient sans cesse quand on rentre de Walt Disney World. Classement, favoris, préférence, choix, qu’importe le nom qu’on pose dessus, le fait est qu’on établi forcément un ordre de préférence. Il y a 4 parcs à thèmes et 2 parcs aquatiques sans parler de la proximité d’Universal Orlando Resort, cela s’y prête facilement ! Du coup, à peine assis dans l’avion et plus encore quand vous parlez de votre séjour à Orlando, outre la question « 2 semaines dans des parcs ? » et les mines interloquées, celle qu’on finit toujours par vous poser et que vous vous êtes posé vous même, déjà plein de nostalgie c’est « lequel ai-je préféré ? »

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Moi c’est Epcot. Et je sais que ça en surprendra plus d’un parmi vous. Explications.

Epcot - Walt Disney World

Epcot et moi

J’avais 15 ans, à peine plus quand j’ai ouvert le livre désormais collector 100 ans de Magie. Et dans ce livre sorti en 2001 ( et là je vous surprends à calculer mon âge, bande de petits malins ! ) à l’occasion des 100 ans de Walt Disney retraçant année par année l’histoire de Walt puis à sa mort de la firme Disney, il y a une année qui m’a particulièrement interpellée : 1982.

1982 c’est l’année d’ouverture d’Epcot. Et pour illustrer cela, évidemment, une photo du célèbre dome blanc et une petite description du concept du parc, avec les noms traduits en français ( Ô sacrilège ) pour l’occasion. Bref, allez savoir pourquoi, j’ai bloqué sur cette année là ( et non, ce n’est pas mon année de naissance ) et sur les photos de ce parc en particulier en me disant qu’un jour peut-être je verrais ça de mes propres yeux. Ce fameux jour arrivera 15 ans plus tard.

Epcot mon amour

Ce parc n’a pourtant pas grand chose de vraiment Disney, ni même de vraiment magique. Certains le considèrent même comme froid, vieillot, sans âme et j’en passe. Mais moi, je ne vois pas du tout Epcot comme ça. Pour moi, au même titre que Disneyland est LE parc imaginé par Walt himself, Epcot est SA dernière grande idée révolutionnaire. Alors oui, ce qui devait à la base être une vraie ville expérimentale est au final devenu un parc à thème à double discours, prônant d’un côté l’écologie, la science et le futur pendant que de l’autre côté du lac, on fait le tour du monde au travers plusieurs pavillons parfois un peu clichés, il faut bien le dire.

La partie Future World est ma préférée. On y retrouve le meilleur de l’homme je trouve : cette volonté de voir plus loin, d’être plus intelligent, de vivre en harmonie avec la planète. Il y a une vraie pédagogie à Future World, même si oui, le land est très bétonné, les bâtiments immenses et l’architecture peut-être un peu old school. Mais vous voyez, moi, c’est ce côté un peu vintage qui me plait aussi ici, le futur tel qu’on l’imaginait dans les années 70-80, avec tout ce qu’il y avait de plus positif et surtout, d’optimiste. Parce qu’aujourd’hui, où qu’on aille, les discours sont soit alarmistes, soit climato-sceptiques et si le débat n’est pas de savoir qui a tort ou raison ici, la finalité reste la même : plus personne n’a vraiment l’air de vouloir croire qu’on peut s’en sortir. Et à Epcot, moi j’ai retrouvé cet espoir, cette espèce de vision idéale de l’avenir de l’humanité. Là-bas, je me suis dit qu’on pouvait vivre en harmonie, avec la planète ET les uns avec les autres. Oui. Alors c’est sans doute naïf, c’est probablement utopique, mais si on nous prend notre optimisme, alors que nous reste-t-il ?

Epcot - Walt Disney World

Epcot - Walt Disney World

Epcot, le parc graphique
Enfin, l’artiste qui est en moi a été séduite par l’architecture de Future World. Evidemment, les fans américains critiquent vivement l’abandon de certaines parties du land autrefois brillantes et populaires, mais nous faisons de même à Disneyland Paris avec Discoveryland, ça n’empêche pas les guests d’y passer d’excellents moments alors je me dis que c’est fair-play. Moi ces grands bâtiments de verre m’ont beaucoup plu. Les réflexions des rayons du soleil de Floride leur donnaient une allure incroyable. Toutes ces formes géométriques, symétriques, et finalement, graphiques, ce mélange de fontaines, de verres, de béton et de soleil avait quelque chose d’unique. Je vous l’accorde, certains intérieurs respirent les 90’s et quelques bâtiments font très 80’s. Pour autant ça ne veut pas dire que c’est moche, moi je trouve ça rétrochic. Sauf Mission Space, qui pour le coup, pue le style 2000, j’ai détesté. Et puis même si je ne l’ai jamais vu, je suis sûre qu’Horizons ( l’attraction remplacée par Mission Space en 2003 et dont le bâtiment mythique avait une forme de vaisseau bien rétro ) avait plus de gueule ! Comme j’aimerai avoir connue cette attraction, dont on dit que c’était l’une des meilleures créée par Disney pour ses parcs …

D’Epcot, je n’ai finalement pas ramené grand chose à part un t-shirt aux allures vintage et un bon stock de photos. Cependant, j’ai gardé quelque chose en tête depuis mon retour : sa musique. Les musiques de Future World sont incroyables. Elles ont cette dimension onirique que j’aime tant dans les loop musicaux des parcs Disney et que je retrouve chez nous à Discoveryland. Mélange habile de synthétiseurs ou d’ordinateurs et de musique classique, la bande son de Future World est de loin, celle qui symbolise le mieux pour moi les parcs Disney. Pour ceux qui connaissent un peu, j’y retrouve la poésie de la bande originale du Visionarium, attraction culte pour nombre de fans de Disneyland Paris, surtout connue pour son thème musical justement. Si vous êtes un peu curieux, je vous invite à écouter les loops d’Epcot sur la chaîne Youtube de JPL Studios, vous comprendrez sans doute mieux pourquoi je les aime tant !

Epcot - Walt Disney World

Epcot : une histoire de rêves
Il y a un petit truc unique à Epcot, d’historique presque. Ce parc n’est pas comme tous les autres parcs Disney. Et enfin voir de mes yeux cette balle de golf géante qu’est Spaceship Earth, 15 ans après l’avoir vu dans 100 ans de Magie et l’avoir enfermé dans mon esprit avec le post-it « un jour peut-être », comment vous dire ? Pendant longtemps ce n’était qu’un rêve. Et puis avec le temps c’est devenu un projet. Et enfin, j’y étais. Un rêve devenu réalité. Rien que ça.

Alors c’est vrai, j’ai brûlé à Epcot. J’aurai littéralement pu y laisser des plumes si j’avais posé le pied trop longtemps sur le béton brûlant du Future World. J’étais là-bas en août, pendant que les températures frôlaient les 40°. Mais je ne me souviens même pas en avoir souffert en fait. Je ne garde aucun mauvais souvenirs d’Epcot. C’était mon parc rêvé, et maintenant que je l’ai visité, il m’est encore plus cher. Curieusement, je ne me souviens même pas des files d’attente, ni du prix des restaurants, je ne me souviens que de l’ambiance, des décors, du pavillon mexicain et sa pyramide Inca, du pavillon chinois avec la réplique du Temple du Ciel, du pavillon français évidemment avec ses croissants et ses parfums Dior, et enfin, du pavillon japonais avec sur la berge, cette réplique du tori de Miyajima.

Epcot - Walt Disney World

Ce tori, je me souviens très bien m’être dit que « un jour, j’irai voir le vrai, c’est sûr ». Et comme je n’ai aucune patience, ce fut chose faite un an plus tard, quasiment jour pour jour. Epcot, c’est l’histoire de mes rêves. Ou plutôt de ces rêves devenus projets, puis réalité.

Epcot : je reviendrai

Tout à fait entre nous : je ne pleure jamais, ou très peu. Mes amis disent de moi que j’ai un coeur de pierre. Moi je pense plutôt que je suis sensible à certains sujets et moins à d’autres. La symbolique d’un moment m’émeut, la force d’une personne me touche, l’accomplissement me parle. Et contempler IllumiNations: Reflections of Earth depuis les berges du pavillon japonais à Epcot, heureuse d’être telle que j’étais à ce moment précis, consciente de ma chance et de son éphémérité mais surtout pleine d’espoir de continuer à réaliser mes rêves et même à les vivre, tout en kiffant d’avoir enfin été au bout de ce projet qu’était Walt Disney World pour moi ( mais là, c’est plus personnel pour le coup ) tout ça m’a ému, je l’avoue. Comment ne pas l’être, le thème musical est si prenant.

Et je rêve de revivre ça un jour, de le faire découvrir à ma fille, de lui transmettre cette émotion et cet optimisme que j’ai ressenti à Epcot. Donc oui, c’est vrai, Epcot n’est pas un parc comme les autres pour moi. Outre sa différence architecturale et conceptuelle, il a une dimension émotionnelle très personnelle à mes yeux. Et puis, à voir les projets au long terme pour lui, son concept d’origine me semble comme suspendu à pas grand chose. Combien de temps reste-t-il avant que la grande cavalerie de personnages et d’attractions Disney ne l’envahisse et en fasse un parc Disney comme les autres ? Je ne sais pas. La Reine des Neiges y a déjà ses quartiers, Ratatouille ne va pas tarder à arriver et le Future World n’est pas aussi figé dans le temps que je l’aimerai, égoïstement.

There’s a great, big, beautiful tomorrow shining at the end of every day.
Oui je sais, cette musique vient du Carrousel of Progress situé au Magic Kingdom, pas à Epcot. Mais cet hymne était jadis présent à Horizons, jusqu’à 1999 et cette petite phrase, pleine d’optimisme reflète à elle seule, le concept de mon parc Disney préféré. Et c’est même mon crédo au quotidien, qu’importe les épreuves d’un jour, et les difficultés d’un autre, demain est un autre jour, et il sera meilleur, c’est sûr. C’est ça l’optimisme mes amis.

Ainsi se termine mon ode à Epcot, vous savez désormais pourquoi ce parc m’a tant parlé ! J’espère vous avoir donné envie de lui donner une chance et vous l’avoir fait voir sous un autre jour car non, ce n’est pas que du béton et du verre, loin de là !

Epcot - Walt Disney World

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Maureen

Maureen

Créatrice du site. Totalement accro à Disneyland Paris, rien n'y fait, j'y reviens toujours, et ce, depuis 1999. Bienvenue sur Hello Disneyland où je partage avec vous, chaque jour un peu de cette magie qui fait de Disneyland Paris, un lieu unique en Europe !

3 Commentaires

  1. Clémence
    mercredi 20 septembre 2017 at 14:07 — Répondre

    Très belle article encore une fois, on y sent tout ton amour puor cette endroit, qui me parait tellement différent de tout ce qu’on peut voir ailleurs en parc d’attraction.
    Un jour peut être j’aurai le plaisir d’y aller et de pouvoir ou pas ressentir toutes ces émotions que tu nous livres à travers ton article.

    Ps : j’ai fait le calcul on a le même age 😉

  2. Thomas
    mercredi 20 septembre 2017 at 14:28 — Répondre

    Je ne laisse jamais de message mais ton texte était tellement touchant que j’ai pas pu m’en empécher. Depuis tout petit, mon rêve est d’aller à WDW (projet qui devrait se réaliser d’ici 2022: faut pas être pressé). Celui qui m’attire le plus est également EPCOT mais je n’ai pas de raisons particulières: disons que je le sens bien.

    Quand j’ai lu ton post, je me suis retrouvé un peu. En effet, j’ai eu la chance d’aller à Disneyland Park à Anaheim et j’ai été un peu dans cet état-là aussi. Je pleure très peu (non mais oh, je suis un mec;)) mais j’ai enchainé les frissons et les yeux qui brillent tout au long de la journée.

    Merci à toi de partager ce genre de souvenir et d’aller au dela du « simple » guide pour les parcs Disney. Continue de nous faire rêver (et de nous faire supporter l’attente qui nous sépare de notre prorpe voyage)

  3. Patrick
    jeudi 12 octobre 2017 at 12:43 — Répondre

    Très bel article. On sent parfaitement tout ton amour pour Epcot. Je m’y suis retrouvé… J’ai toujours eu une tendresse particulière pour ce parc. Dès mes premières envies de visiter WDW, dans les années 80, c’est Epcot qui m’attirait le plus. Et ça s’est concretisé au tout début des années 90. Disney MGM venait d’ouvrir, le Magic Kingdom était magique, mais c’est Epcot qui m’a le plus impressionné. J’y ai ressenti beaucoup d’émotions, surtout dans le World Showcase. Je suis allé 3 fois à WDW à cette période. Avec toujours le même plaisir. Et puis une longue période pendant laquelle je ne me suis tourné que vers notre magnifique Disneyland Park. Et l’an dernier, pour mon voyages de noces, retour en Floride pour la première fois depuis 1994. Animal Kingdom est venu s’ajouté au resort. Et Epcot a encore gagné la bataille des émotions. Mon conjoint l’a ressenti directement, il a été conquis. Nous avons été au diapason. J’ai versé ma petite larme en passant les portiques d’entrée du parc. J’ai carrément chialé pendant Illuminations:Reflection on Earth. J’ai vibré aux premières notes de musique dans Soarin’. Nous avons adoré déambuler dans le World Showcase pendant le Food & Wine Festival. Ce parc est unique. Pour l’instant. J’espère pouvoir y retourner avant qu’il n’ait perdu son identité si particulière.

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